Flores

Flores
Flores

terça-feira, 16 de janeiro de 2018

Silence et Bruit Roberto Romano Prefácio (word).



Silence et Bruit





ROBERTO              ROMANO










































Roberto Romano
Silence eL Bruit
T rad uctio n: Maria Leonor Loureiro



Ro11E1no ROMA NO
Professeur de l'Université de Campinas - UNICAMP Dept. de Philoso p hie
Adresse electronique: romanor@uol.com.br






































Pour Maria Sylvia : "Ecce tu pulchra es amica mea, ecce tu pulchra es...sicut lilium inter spinas, sic amica mea inter filias".



























N
 
otre fin de  siecle  est  plongée  dans  une  cacophonie invraise mblable. L'exces de bruits et le vacarme gênent l'écoute  et   l'entendement.  Le  vertige  de   la   "vitesse  de

communication"   et   'l  e ngoue ment    pour   les   moyens  éléctroniques
sophistiqués de communication semblent faire perdre Ie gout de la réflexion et le sens de la critiq ue. On se gave de b la - bla-bla et l'on s' imagine avoir pensé ou compris. Les silences de la réfléx.íon sont souvent associés à l' omission ou à l'ignorance. Le bourdonnement ininterrompu est pris pour de l'activité et de l'érudition. La distance
critique  de  'l  iro nie,   de   la  satire,  de   la  caricature  de   l'abusif  et de
l'inadmissible semblent se perdre dans l'édat des feux du 20eme siede occultant le rayonnemem des Lumie res. Robeno Romano s·appuie sur Diderot pour produire une analyse ponderée et puissante du pouvoir du silence et du sens des sons. L' a uteur, professeur de philosophie politique à J'université de l' Éta t de São Paulo à Campinas (Brésil), est issu d'une longue tradition de pensée universitaire brésilienne liée à la philosophie critique de l'histoire et du langage. Le theme de la satire, recours et refuge pour la pensée indépendente dans un monde en proie à la démagogie publicitaire et politique, lui offre, sur la scene du Neveu de Rarneau, un forum exceptionnel de débat et de critique du sens et du non-sens dans le dit et dans le no n-dit.
Huit   chapitres   marquenl   'l  itiné raire    parcouru    para Robeno
Ro ma no.  Dans  le  premier,  Diderot et la satire,  est discuté le  recours à
l'ironie et  à la satire comme  instruments du scepticisme  éclairé et

éclairan1. Un philosophe satirique (2eme chapitre) souligne la perspective philosophique de Diderot en tant que penseur préoccupé parle fond des questions et maniant avec adresse !'arme d'un la ngage âpre et énergique. Sans se sentir prisonnier d' une interprétation quelconque, Robeno Romano discute la littérature diderotienne récente, principalement de langue française , et met en valeur l'indépendance de Diderot  par  rapport à ses contemporains  et surtout à ses critiques, indépendance qui lui valut une sone  d' acc usa tion voilée d'éclectisme.
Romano ne distingue pas dans cet éclectisme une pene de qualité philosophique d1ez Diderot. Au contraire, l'interêt multiple porté par celui-ci à toute forme d'expression de la pensée humaine, y compris dans ses rêves, mythes ou songes (apparemment) les plus farfelus, le rend plus proche des grands écrivains satiriques de la tradition de 1'Occident classique. Romano passe ainsi, dans son 3eme. Chapitre, à établir entre Lucien et Diderot quelques approches.
Remarquable reprise de Lucien de Samosate par R. Romano. Notre auteur utilize les paralleles déjà établis, à partir de Renan, et
examine  les  rapports  entre  Diderot,  'l  homme   des  Lumieres,  et le
Syrien, se rallian t à L. Schenk, pour considérer Diderot comme "un Lucien moderne". Son chapitre expose clairement Jes raisons d' o rdre psychologique et philosophique, comme de style et de méthode, qui le menent à voir en Diderot un adm irateur sinon un disciple de Lucien.
Le 4eme. Chapitre apporte une démonstration détaillée de la these soutenue, car Roberto Romano se penche, chez Lucien, sur
quelques   dialogues   exemplaires    pou   'l  a nalyse   diderotienne. Le
Neveu de Rameau est étudié par comparaison directe avec quatre dialogues de Lucien: Dyonise, Annclwrse, lcaromeni ppe, Dialogue des Morrs et Cl1nron et /es observnteurs. Le recours au sujei du "masque" (et son parallele immediat avec la "persona" de la tragédie) permet à Diderot - comme le souligne l'auteur - de se servirdes techniques luciéniennes et moenipéennes de I'anabasis et de la /wtabasis pour construire "une critique  universelle  de la culture et de  la  politique".

Une telle critique préfere la moquerie de maniere à prendre ses distances  par  rapport   aux   riches  et  aux  puissants,  si  farniliers  de 'l adu latio n.

Une citation remarquable des Pensées de Pascal ouvre le Serne. Cha pit re. L'ironie de l'adulation et de la flatterie et de ses mille un artifices est une constante de la socié té. Romano nous fait voir à que! point la pyrotechnie des mots et des bavardages constituait  un véritable rideau de dissimulation et de tromperie au XVI IIe. Commérages, non-sens, incommunicabilité: des traces du Neveu: le 7eme chapitre nous fait comprendre la réfléxion de Diderot, para Jean­ François, sur la futilité de la vie d'apparences, des bruits sans signification, du vide, du néant, de la mort.
Romano montre justemem avec élégance - sans trop de mots - la gêne de Diderot devant la prolixité du monde littéraire et social de son époque, gêne qui se traduit par la satire caustique de ses écrits. On peut ajouter sans crainte d' éxagérer, que beaucoup' pa rler pour ne rien dire' est, de plus, un mal persistam qui afflige la philosophie et les belles  lemes  depuis  bien  longtemps,  un  rideau   de   fumée  appélé la n gage qui voile l'absence de pensée - on lui préfererait un obséquieux silence, rnême imposé, et à la limite du martyre intellectuel! Le neveu de Rameau se réfugie dans le tourbillon des mots flatteurs, jouant le rôle que 'l on attend de lui, malheureux si la vélleité le prend de devenir lui-même.
La forte présence de la critique du langage creux chez Diderot mene Romano à examiner 'l influence de Plutarque sur la tendance moraliste  des  textes  du  XVllleme.  Pour  l'auteur  il  est  nécessaire  d' éta blir le rapprod1ernent entre Plutarque et Diderot, car pour celui­ ci 1'impiété de Lucien devrait être comrastée sinon compensée par une sorte de moralisme confident chez le premier. Le dernier chapitre, sur la satire et la sécularisation, paracheve la réflexion (optim iste) de Romano sur le choix de la raison par les personnes libres, q ui savent (ou sauront un jour) avoir recours au rire et à 1 'ironie pour échapper au piege des croyances aveuglantes et des déluges de mots vides. "Un

satirique, un sceptique si l"on veul, sait. que p arler est important car, à partir de ses faiblesses, on peut établir d' in finies connexions nouvelles. 11 faut cependam, pour cela , philosopher avec les autres êtres humains, en refusant la leçon voltai rien ne et en assumant la culture du monde, bien au-delà du jardin confonable" (Roberto Romano). Une bibliographie qui tie nt compte des classiques et des in nova teurs en la recherche diderotienne liés spécifiq ue ment à J'objel du livre clõture celui-ci. Avec une  rigueur méthodologique et un soin linguistique qui n' a rie n en commun ni avec le bavardage creux ni avec le parler pour ne rien dire, Romano livre aux lecteurs une étude sérieuse, enrid1ei par un sty le lui- m ê me fin et ironique, mettant à la disposition (surtout) des spécialistes une vaste culture et u ne fresque analytique comparative qui couve bien la tradition  !atine de la sa tire ,  de  1 ' iron ie et  du  mo ralis me didactique du théatre, de la literature, du sermon.



CARLOS E..\TEVÀO  O lt\VES DE R. M ,\lff lNS
Professeur de  Philosophie à 1'  

Revista ihu on-line

Agricultores não associam uso inadequado de agrotóxicos ao seu estado de saúde

Revista ihu on-line


16 Janeiro 2018
A pesquisa foi realizada no Programa de Pós-Graduação em Ambiente e Desenvolvimento (PPGAD) da Univates com 130 agricultores de Imigrante - RS.

O texto é de Nicole Morás, da Univates, publicado por Revista Brasileira de Ciências Ambientais, reproduzido por EcoDebate, 15-01-2018.

Apesar de conhecerem os problemas que os agrotóxicos podem gerar ao meio ambiente e à sua saúde, os agricultores não relacionam o uso inadequado dos agrotóxicos ao seu estado de saúde. Esse foi o resultado de uma pesquisa desenvolvida pela diplomada em Ciências Biológicas Mônia Wahlbrink, sob orientação da doutora Claudete Rempel, vinculada ao Programa de Pós-Graduação em Ambiente e Desenvolvimento (PPGAD) e ao PPG em Sistemas Ambientais Sustentáveis (PPGSAS) da Univates, realizada com 130 agricultores do município de Imigrante, no Rio Grande do Sul.

Os dados foram obtidos a partir da resposta dos participantes a um questionário que abordava temáticas como o perfil do trabalhador, a utilização de agrotóxicos, a saúde, a segurança e a higiene do trabalhador. Os dados coletados apontaram que 93,8% dos respondentes eram homens e a maioria dos entrevistados possui Ensino Fundamental incompleto.

A maioria declarou que começou a trabalhar ainda na infância na propriedade, em média aos 12 anos de idade. Grande parte dos agricultores de Imigrante (89,2%) disse ter conhecimento sobre os riscos que o uso de agrotóxicos pode ocasionar e nenhum afirmou comer ou fumar durante a aplicação dos agrotóxicos.

Entre os entrevistados, 73,3% relataram ter sentido ao menos um sintoma de intoxicação por pesticida nos últimos seis meses, sendo o mais citado a dor de cabeça (70,2%), seguido por cansaço (52,1%) e dor no corpo (46,0%). Dos 73,3% que mencionaram ter sentido ao menos um dos sintomas, 17 agricultores (18,1%) acreditam que esses podem ter alguma relação com o uso de agrotóxicos.

Quando questionados se ao longo da vida já haviam sentido algum mal-estar por ter usado agrotóxicos, 54 agricultores (41,5%) responderam que sim, sendo a dor de cabeça novamente o sintoma de intoxicação mais citado (55,6%), seguido por enjoo (48,1%) e fraqueza (11,1%).

Dentre todos os agricultores participantes da pesquisa em Imigrante, 118 (90,8%) utilizam algum tipo de equipamento de proteção individual (EPI) no momento da aplicação do agrotóxico, enquanto 12 (9,2%) não utilizam nenhum tipo de EPI. Destes que utilizam EPIs, 95,0% usam botas, 93,3% usam roupa longa (calça e camisa de manga longa) e apenas 1,7% utiliza viseira.

De acordo com Mônia, de maneira geral, os resultados obtidos mostram que existe um quadro de exposição humana e ambiental aos agrotóxicos. “Grande parte dos agricultores afirma conhecer os riscos que essa exposição pode ocasionar, porém é notável o uso parcial dos EPIs, bem como a não leitura e a falta de compreensão do rótulo e da bula dos agrotóxicos pela maioria dos agricultores”, analisa ela, acrescentando que foi observado que quase metade dos entrevistados já sentiu algum sintoma de intoxicação.

O descarte inadequado das embalagens também é uma preocupação constante em relação à atividade agrícola, pois contribui para a contaminação das águas superficiais e subterrâneas, podendo expor parte da população aos efeitos desses compostos.

A orientadora da pesquisa, professora Claudete, destaca que os dados mostram que os estudos de percepção de riscos são importantes instrumentos para a gestão ambiental e o controle dos riscos associados ao uso de agrotóxicos no trabalho rural. “Percebe-se a importância da implementação de políticas públicas que incentivem a prática agrícola mais sustentável e que reduzam a vulnerabilidade a que os agricultores e o meio ambiente estão expostos”, explica ela. Claudete afirma ainda que é necessário também incentivar o enfoque agroecológico e o desenvolvimento de práticas agrícolas sustentáveis, “o que contribui para a manutenção da capacidade produtiva e a diminuição dos efeitos negativos que os agrotóxicos causam à saúde humana e ao meio ambiente”, finaliza ela.

O estudo foi publicado na Revista Brasileira de Ciências Ambientais (RBCIAMB), disponível aqui.


Dados do gráfico

Perfil dos respondentes
Total de respondentes: 130
Homens 93,8%
Mulheres 6,2%
Escolaridade: Ensino Fundamental incompleto 83,1%
Relação de trabalho: Proprietário 85,4%
Idade média 54,7 anos
Média de idade com a qual começou na atividade rural 12,0 anos
Tempo médio de utilização de agrotóxico (em anos) 18,1 anos

Principais sintomas reportados
73,3% relatam ter sentido ao menos um dos sintomas nos últimos seis meses
Sintomas mais citados foram dor de cabeça (70,2%), seguido por cansaço (52,1%) e dor no corpo (46%)

Mal estar
54 agricultores (41,5%) responderam já ter sentido mal estar após uso de agrotóxicos.
Dor de cabeça foi novamente o sintoma de intoxicação mais citado (55,6%), seguido por enjoo (48,1%) e fraqueza (11,1%).

Uso de Equipamento de Proteção Individual
118 (90,8%) utilizam algum tipo de EPI
12 (9,2%) não utilizam nenhum tipo de EPI

EPI’s mais utilizados
95,0% usam botas;
93,3% usam roupa longa
1,7% utilizam viseira

Leia mais


segunda-feira, 15 de janeiro de 2018

The New York Times

Politics

A DACA Question: Should Judges Use Local Cases to Halt National Orders?

“How can a single judge decide a question for the whole country?” Mr. Bray said.

The use of local cases to issue national orders occurred only a few times until President Barack Obama’s second term, when Republican state attorneys general turned to that strategy about half a dozen times to stop some of his major initiatives, Mr. Bray said.

The tactic has grown more popular as voters become more polarized and Congress is historically unproductive. “If the legislature were solving problems and creating legislation, and if we didn’t have as much executive overreach, then these big national issues wouldn’t be going to the courts as much,” said Wendy R. Weiser, a director at the Brennan Center for Justice.

Federal district court judges issued sweeping national injunctions in individual cases that stymied attempts by both Mr. Trump and Mr. Obama to change how the United States treats undocumented immigrants. Federal judges in Texas used them to stop Mr. Obama’s initiatives on rights for transgender citizens and overtime pay. Judges in California, Hawaii and other states have since used them to push back on Mr. Trump’s travel ban and immigration order.

“Increasingly, legal scholars are concerned about the way national injunctions are transforming the relationship between the courts and the political branches,” Mr. Bray said.

While the debate over national injunctions has so far been a quiet affair among scholars, those orders have forced the government and the court system into a public crisis mode.

In 2014, Judge Andrew S. Hanen of the Federal District Court in Brownsville, Tex., delayed an executive action drafted by Mr. Obama that gave as many as five million undocumented immigrants temporary protection from deportation and permitted them to work. Judge Hanen said that the program, Deferred Action for Parents of Americans, could not be enforced nationwide until litigation was resolved.

Protests broke out across the country in response. The case ultimately went before the Supreme Court, whose justices were split, 4 to 4, effectively ending Mr. Obama’s program before it started.

On Tuesday, Judge Alsup ordered the Trump administration to maintain the Deferred Action for Childhood Arrivals program, or DACA, which temporarily shields from deportation 800,000 young people who illegally entered the country as children. The judge’s order was criticized by the Justice Department.

When appeals courts do not block these injunctions, the Supreme Court can be forced to intervene, as it did with the Obama-era immigration case.]

There is speculation that the Supreme Court will address universal injunctions in the coming year. “The justices don’t like the districts courts changing national policy overnight,” said Josh Blackman, a professor at South Texas College of Law Houston.

The Supreme Court has typically heard cases after they have wound their way through the court system, giving the justices an opportunity to weigh multiple rulings from multiple judges.

“When national injunctions accelerate decision making, the Supreme Court only gets views on one side of the argument,” Mr. Blackman said. “It’s forced to decide major constitutional questions with no trials, no contrary views and with less time.”

In some cases, arguments for nationwide injunctions make sense, according to some legal scholars. If, for example, Mr. Trump’s order on DACA is rejected after immigrants are forced out of the country, the harm to them could be irreparable.

Some scholars like Ms. Weiser say they believe that personal attacks on judges by the president and the recent nominations of judicial candidates who are young and ideologically extreme, some with little experience on the bench, are more serious issues than the use of nationwide injunctions.

But even lawyers who have supported the use of national injunctions say their use should be curbed. Mr. Blackman, who filed briefs that supported a national injunction against Mr. Obama’s executive action on immigration, said they should not be used in cases of so-called sanctuary cities because each one deals with a different set of issues and punitive measures.

“These injunctions are pushing to new frontiers,” Mr. Blackman said.





A caminho do Chile, papa diz temer uma 'guerra nuclear'

'Estamos no limite', afirmou o pontífice ao exibir uma imagem tirada em Nagasaki após a explosão de uma bomba atômica em 1945

O Estado de S.Paulo
15 Janeiro 2018 | 16h40
Durante a viagem para o Chile, primeira parada de sua sexta viagem à América Latina, o papa Francisco reconheceu nesta segunda-feira, 15, que tem medo de que um incidente desencadeie uma guerra nuclear.
+ Governo chileno diz que garante a segurança do papa, apesar dos ataques contra igrejas
"Estamos no limite", afirmou aos jornalistas que o acompanham a bordo do avião que o leva ao Chile. Ainda nessa semana, o pontífice visitará o Peru. "Sim, realmente tenho medo. Estamos no limite. Basta um incidente para desencadear a guerra. Não se pode correr o risco de que a situação precipite. Portanto, é preciso destruir as armas nucleares", enfatizou.
Papa fala sobre temor de guerra nuclear
A caminho do Chile, Francisco mostrou foto de menino em Nagasaki após explosão de bomba atômica  Foto: AFP PHOTO / POOL / ALESSANDRO BIANCHI
Francisco fez os comentários após distribuir aos 70 jornalistas que o acompanham no voo uma foto tirada em Nagasaki depois da explosão da bomba atômica em 1945. 

+ Papa Francisco pede integração de imigrantes, apesar de temor 'legítimo'
 
A foto, cuja legenda é "fruto da guerra", é a mesma que a assessoria de imprensa do Vaticano publicou poucas horas antes de terminar 2017, e na qual se vê um menino numa fila segurando o corpo de seu irmão morto pela explosão para que possa ser cremado. 

"É uma imagem feita pelo fotógrafo americano Joseph Roger O`Donnell depois do bombardeio atômico em Nagasaki. A tristeza do menino se expressa em seus lábios mordidos e cobertos de sangue", explicou o pontífice. /AFP
Relembre:

23

Primeira viagem do papa Francisco à África

Foto: Antoninho PerriRoberto Romano da Silva é professor titular aposentado do Instituto de Filosofia e Ciências Humanas (IFCH) da Unicamp. Autor de vários livros, entre eles “Brasil, Igreja contra Estado” (Editora Kayrós, 1979), “Conservadorismo romântico” (Editora da Unesp), “Silêncio e Ruído, a sátira e Denis Diderot” (Editora da Unicamp), “Razão de Estado e outros estados da razão” (Editora Perspectiva). 

Sobre o sincericídio

Para Roberto Romano, ‘sob a máscara da sinceridade, movem-se o caluniador, o invejoso, o fascista em estado puro”

​Foto: Reprodução​ 
Em frase célebre sobre a semiótica, campo de estudo muito forte no século 20, Umberto Eco mostra que o maniqueísmo, tendência recente da história (se a pensarmos em milênios) não tem lugar legítimo na técnica ou ética. Ele é um desvio da cultura. Recordo o enunciado.  "A semiótica é em princípio a disciplina que estuda tudo o que pode ser usado para mentir. Se algo não pode ser usado para contar mentira, não pode ser movido para contar a verdade: de fato, não pode ser usado para 'contar’ coisa alguma. Penso que a definição  de uma 'teoria da mentira' deve ser tomada como excelente programa compreensivo para uma semiótica geral" (1). Verdades e mentiras são aprendidas, ampliam-se após habitar a língua de cada indivíduo, grupo, cidade, país. Wittgenstein considera a mentira "um jogo de linguagem que precisa ser aprendido como qualquer outro" . Como filósofo ele adianta que "a linguagem disfarça o pensamento" (2). 

Nos debates recentes sobre as fake news, os aspectos definidos por Eco ou Wittgenstein têm sido negligenciados. Muita escrita retoma, nolente volente, o comportamento maniqueu segundo o qual a veracidade encontra-se totalmente numa seita – ideológica, religiosa, política – e a prática mendaz teria seu habitáculo no campo alheio. Semelhante fanatismo gerou  intolerâncias que massacraram milhões na idade moderna. A "boa ética" só residiria nos que partilham as mesmas crenças, os mesmos gestos, as mesmas palavras. Quem não segue os mesmos códigos simbólicos, linguísticos ou  estéticos, é inimigo. Tal fonte nutriu um oceano de doutrinas, entre elas a de Carl Schmitt: o outro é inimigo, lição básica do fascismo (3). 

Vale recordar um hermeneuta que observou, no papel de vítima, a propaganda nazista e nela percebeu traços de um movimento oposto, o Iluminismo. No mesmo impulso de Theodor Adorno e seus pares, ele identificou na escrita das Luzes elementos que exigem precaução máxima. Trata-se de Erich Auerbach. Ao discutir o estilo de Voltaire, ele fala de um truque comum da propaganda. O golpe consiste "em iluminar excessivamente uma pequena parte de um grande e complexo contexto, deixando no escuro todo o restante que puder explicar ou ordenar aquela parte, e que talvez serviria como contrapeso do que é salientado; de tal forma diz-se aparentemente a verdade, pois que o dito é indiscutível, mas tudo não deixa de ser falsificado, pois que, da verdade faz parte toda a verdade, assim como a correta ligação das suas partes" (4).

Talvez a noção empregada por Auerbach tenha origem em Hegel. É costumeiro lembrar o dito hegeliano, na Fenomenologia do Espírito,  sobre as partes e o todo, na  captura da verdade. Poucos recordam que no filósofo a verdade é descrita como o delírio das bacantes, roda louca na qual as partes embriagadas se dissolvem quando extraídas do todo, temos aí a  origem do trecho marxista sobre "o que é sólido se dissolve". Tudo se resolve em novas totalidades mais amplas e complexas.  O verdadeiro é movimento de vida e morte, nunca experiência de um só lado. Outro locus hegeliano  explicita a diferença entre o concreto e o abstrato. Concreto é o todo orgânico. Como no caso de uma árvore: a sua verdade é constituída pelo solo, ar, água, calor – importa a releitura de Empédocles para seguir os primeiros passos de Hegel e companheiros, como Hölderlin – raízes, tronco, galhos, folhas, flores, frutos. Separar alguns momentos ou parcelas é tarefa da abstração. Hegel mostra que o Todo é passageiro, nunca um dado final no processo da busca pela verdade. Nos embates entre pessoas, abstrata é a fala que ataca subjetividades, as retirando do todo em que elas se movem. É próprio da má fé (tema fascinante, trabalhado em outro sentido por Jean Paul Sartre) separar o subjetivo, colocando-o como alvo único, sem passar pelo que o envolve. Um hilariante texto hegeliano mostra até onde vai a hipocrisia que opera com tais abstrações (Cf. Quem pensa abstrato?, 1807). 

Voltemos ao crítico Auerbach. O truque da propaganda é fácil de ser descoberto "mas falta ao povo ou ao público, em tempos de tensão, a vontade séria de fazê-lo; quando uma forma de vida ou um grupo humano cumpriram seu tempo ou perderam prestígio e tolerância, toda injustiça que a propaganda comete contra eles é recebida, apesar de se ter uma semiconsciência do seu caráter de injustiça, com alegria sádica". O estilo rápido de Voltaire, propaganda do sistema capitalista e das instituições afins, contra o Antigo Regime, serve como plataforma do pensamento burguês a partir do século 18. Para arrasar o inimigo, sobretudo com o ridículo, é indispensável o domínio do tempo na escrita. O tempo rápido serve a Voltaire para caçoar de "quem merece" com inclemência. O manejo temporal, diz Auerbach, em dias recentes trouxe "as mais atrozes florações". A propaganda do século 20 acelera o ritmo das mensagens dirigidas às multidões e também encolhe a extensão da análise. O uso intenso dos slogans e ditos fulminantes a serviço da venda e compra de mercadorias, e de seres humanos, adquiriu ares de vitória decisiva a partir da Guerra Fria. É a era do "I like Ike" e dos nomes presidenciais em abreviacão, JFK nos EUA, JK no Brasil.  A brevidade vocabular impõe nomes e mensagens. No mesmo passo, na imprensa o número de palavras por artigos e matérias diminuiu drasticamente. Após a operação Liliput, na imprensa escrita, veio o encolhimento temporal no rádio e na TV. Vivemos em tempo voltaireano e nele quanto mais rapidamente o ridículo é aplicado aos inimigos, maior coesão nas seitas, mais eficácia nos slogans e palavras de ordem. 

No século 18 o ridículo mata. O mercado soberano de nossos dias engorda a tolice e dela tira partido. Por exemplo, os acentos freudianos e infantis de alguém que hoje ocupa a Casa Branca. Em guerra contra a democracia e os inimigos (árabes e latinos sobretudo) dos EUA, aquele indivíduo não teve dúvidas ao replicar ao governante da Coreia do Norte que afirmara ter um botão para impor mortes ao país dominante: "o meu é maior". Conversa de garoto aos 11 anos. Mas existiria ridículo maior do que o enunciado "Trump presidente?". Só conheço outro non sense: "Temer presidente". Como disse uma política brasileira outro dia: “não temos presidente, mas um refém”.  O patrocinador americano de reality show piora a receita. Ao conversar com parlamentares sobre a imigração, disparou que os candidatos a entrar nos EUA vêm de países que seriam shithole countries (5). Ridículo e mentira unem-se desde a primavera humana. Mas o resultado daquele conúbio é trágico. Rimos com Rabelais, Erasmo e Voltaire, lamentamos com Hitler e a propaganda ao estilo do tempo rápido,  da Blitzkrieg ideológica. 

De Platão com a "nobre mentira" a Goebbels (leitor da filosofia grega, em especial da República) e Oliver North, o general do caso Irã Contras que mentiu ao governo e ao povo norte-americano, defendendo para si tal "direito" (6), caminhando para o inefável Trump, a mentira e verdade são, em política e assembleias religiosas, armas de destruição individual e também em massa. Na ordem internacional, mentira e ridículo integram a panóplia bélica e diplomática (7). Nos casos bélicos intersubjetivos (estado que nunca abandonamos, pedida a devida venia a Hobbes) a verdade assumiu um novo apelido, após Rousseau. Quem usa o verdadeiro unilateral para destruir os demais é "sincero". As "redes sociais" habitadas por "sinceros". Quase todos ali dizem "a verdade" sobre seus inimigos, e recebem o troco equivalente. 

A sinceridade é modo traiçoeiro e dissimulado de ataque mortal.  Ela nem  é de fato verdadeira, nem falsa. Nas dobras do efetivo e do delírio, ela encontra seu conforto. Como você está gorda e feia! Desculpe, estou sendo sincera.... Como sua universidade é ruim... como seu país é lastimável, como seu povo é corrompido.... desculpe, estou sendo sincero! Sob a máscara da sinceridade, movem-se o caluniador, o invejoso, o fascista em estado puro. Ah, esqueci de dizer, a sinceridade quer honras de patriotismo, moralidade, ética. Trump é sincero e seus eleitores partilham tal atitude. Todo fascista é sincero, até a hora em que, para sua infelicidade, chega o Tribunal de Nuremberg.  O sincero é o hipócrita que seguiu os exércitos mais fortes. Tal é  a sua desculpa, cujo odor é de morte.
-----------------------------------------------

(1) Eco, Humberto: A theory of semiotics, Indiana University Press, 1976.
(2) Na tradução inglesa (Philosophical Investigations I, Basil Blackwell, 1958):  Are we perhaps over-hasty in our assumption that the smile of an unweaned infant is not a pretence? —And on what experience is our assumption based? (Lying is a language-game that needs to be learned like any other one). Victoria Camps, La mentira como presupuesto in El discurso de la mentira, C.C. Del Pino (Ed/), Madrid, Alianza, 1988.Schmitt, C. La notion de politique, théorie du partisan (Paris, Flammarion, 1992
(3) Temos muito a meditar acerca da noção de inimigo,  com a onda de ódio  contrária à imigração árabe no mundo e na Europa. Em As raizes do Brasil encontramos um elo estranho entre o historiador pátrio e o jurista. Cf. Márcio Seligman Silva: “Sobre a passagem do registro da cordialidade para o da hostilidade: o caso Paul Celan –Claire Goll ” na Revista Letras número 32, volume sobre Ética e Cordialidade, 13/05/ 2007
(4) Mimesis, The representation of Reality in Western Literature, Doubleday, 1957.
(5) The Washington Post, 12/01/2018.
(6) Jon Hesk, Deception and Democracy in Classical Athens, Cambridge, 2000.
(7)John J. Mearsheimer: Why leadres Lie (Oxford, 2011). O nariz de Bush e aliados aumentou com as lorotas (acreditadas pela imprensa norte-americana e internacional) sobre as “armas de destruição em massa” de Sadam Hussein.